23.1.16

http://www.schola-sainte-cecile.com/2014/02/16/le-temps-davant-careme-septuagesime-dans-les-liturgies-chretiennes-antiquite-universalite/

17.12.15

O Sapientia

O Sapientia, quae ex ore Altissimi prodiisti,
attingens a fine usque ad finem,
fortiter suaviterque disponens omnia :
veni ad docendum nos viam prudentiae.


http://www.schola-sainte-cecile.com/2015/12/16/chant-des-grandes-o-du-17-au-23-decembre/ 

Audioliste des Grandes O chantées, avec défilement de la notation :
https://www.youtube.com/watch?v=8ngcQDQfhlA&list=PLM_BPPe3btzjYhja2ufL8ffepQLsk3KQ8

13.12.15

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.

Sermon de saint Léon, Pape, 
IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

8.12.15

https://www.youtube.com/channel/UCbMISEiX4KfykNV9bn26x0w/videos

--de grandes références musicales classiques. Justesse, équilibre, joie, pureté esthétique.

16.9.15

du thé, etc

Dernières feuilles de vrac (sheng cha) de 1978 de la maison des trois Thés.
De quoi faire deux sessions : j'en fais une en zhong, la toute dernière sera en terre.

Ai envoyé un bout de carré 3 de 1980, je ne sais pas trop au gramme près ce qui me reste.

Je me rappelle le début des années 2000, quand nous achetions de vieux et aromatiques produits à des prix qui sembleraient aujourd'hui invraissemblables de bon marché (dire que parfois on trouvait ça cher...), et que nous les buvions sans mégoter. Les amateurs des années 95-2000 peuvent remonter à un peu plus loin.

Bon, espérons que l'infusion de romarin restera faisable.

Il m'est demandé par courriel de donner mes "préconisations" de lieux d'achats. Je n'ai pas de préconisations, j'ai des préférences fondées sur l'expérience et jamais sur les bavardages.

ça donne, sans entrer dans plus de détail et pour faire simple tout en revenant à nos moutonsss :
- Maison des Trois Thés (place Monge), Thés de Chine (Bd St Germain) pour les thés chinois et taïwanais.
- internet : yuuki-cha, thés du japon pour les thés japonais, sachant que M. Hiruma vend aussi en direct ses beaux produits. Imen (dan cong).
Rien d'exhaustif, mais je fais simple.
Je tends à ne plus faire d'achat par correspondance. Surtout parce que je ne consens décidément plus à confier des données personnelles et bancaires à Paypal, très répandu, trop.

ah, et mon avis sur les forums ? de la connerie en barre. Aucun intérêt. Tantôt tenu par un business qui revend de la donnée (teachat) et fait de l'affiliation (teachat encore) tout en prenant de faire lire les messages privés par son community manager déguisé en ancien gentil membre dévoué au Bien (teachat toujours), tantôt tenu par des amateurs qui fonctionnent en petit comité prétentieux appliqué à mettre en pratique les lois régissant le salon Verdurin (tellement plus drôle dans le texte). Le forum est un open space où le bruit de tous fait taire chacun, et où la surveillance tient lieu de liberté de penser.

24.8.15

Ce soir au menu

Penne au basilic (bouquet frais) et pancetta. Avec huile d'olive en bout de mijotage et peut-être même un jaune d'oeuf mêlé à même l'assiette. Mais pour le jaune d'oeuf rien n'est sûr, parce que je ne suis pas certaine si j'ai encore des oeufs et que je ne vais pas avoir le temps d'en acheter. Si une bonne âme apporte du poivre rose on en mettra, sinon on n'en mettra pas. Dans ce cas de figure, faut-il mettre du curcuma ?

16.8.15

Il y a une différence entre renoncer à tout, et abandonner tout ce qu'on possède. C'est le partage d'un petit nombre de quitter tout absolument, c'est-à-dire de sacrifier entièrement toutes les sollicitudes de ce monde; mais c'est une obligation pour tous les fidèles de renoncer à tout, c'est-à-dire d'user des choses du monde, sans en devenir jamais l'esclave dans le monde.
 
Bède le vénérable.

15.8.15

Voeu de Sa Majesté le Roy Louis XIII

Le roi de France, Louis XIII, pour proclamer sa reconnaissance ainsi que celle de tout son royaume à Marie après la naissance d'un héritier - le futur Louis XIV - et pour lui prouver sa confiance absolue, formule un vœu de consécration de lui-même, de sa famille et de la France, à Notre Dame de l'Assomption. Ce vœu a été publié sous la forme de l'édit du 10 février 1638 et prononcé le 15 août 1638.

"Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que d'accidents qui nous pouvaient perdre.
Lorsque nous sommes entrés au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause, que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice. La rebellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.
Prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets
Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous proternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'Eglise cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne en ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix et où nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse
Nous admonestons le sieur archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale et qu'après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite Eglise à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales les plus solennelles; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourgs et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse; entendant qu'à la dite cérémonie les Cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de ville y soient présents ; et d'autant qu'il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevesques et évesques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites Eglises pour y être faite la dite cérémonie et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d'admonester tous nos Peuples d'avoir une dévotion particulière a la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse largement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre plaisir."
Louis
par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre

9.8.15

Leçon de 15 ans à picoler du thé ?
Dans le thé, faut pas trop en avoir. De thés, ou d'ustensiles. Le collectionneur n'est pas un homme content quand dans sa collection il voit ce qu'il n'a pas, et ce qu'il pourrait boire qu'il n'ait jamais bu.
Laisser les choses se faire, et le temps passer. Tout se fera qui doit se faire, et tout passera. 

7.8.15


5.
 Voici maintenant le chemin de la mort. Avant tout il est mauvais et plein de malédiction ;
meurtres, adultères, convoitise, fornication, vols, idolâtries, pratiques magiques, sorcellerie,
rapines, faux témoignages, hypocrisie, duplicité du cœur, ruse, orgueil, malice, arrogance, avarice, obscénité, jalousie, insolence, faste, forfanterie, absence de toute crainte.

Persécuteurs des hommes bons, ennemis de la vérité, amis du mensonge, qui ignorent la récompense de la justice, qui ne s’attachent pas au bien ni au juste jugement, qui sont en éveil non pour le bien mais pour le mal, qui sont loin de la douceur et de la patience, qui aiment la vanité , qui courent après la récompense, qui n’ont pas de pitié pour le pauvre et ne se mettent point en peine des affligés, qui méconnaissent leur propre créateur, meurtriers
d’enfants, et meurtriers par avortement des créatures de Dieu, qui se détournent de
l’indigent et accablent les opprimés, avocats des riches, juges iniques des pauvres, pécheurs de
part en part ! Puissiez-vous, ô mes enfants, être préservés de tous ces gens-là !

Didachè, 5

25.7.15

contre la sape, pour le respect

« Le déshabillé des modes actuelles constitue un déshonneur pour la femme, une tentation pour l’homme et offense le Seigneur. […] L’usage de certains vêtements a aujourd’hui pour fonction de déshabiller la femme et la jeune fille et de faire ressortir sa nudité. […]. C’est parce que ces femmes n’ont plus le sens de la pureté, se considèrent sans respect et acceptent leur profanation qu’elles se laissent entraîner par des modes honteuses. […] Qu’elles prennent conscience qu’elles sont sacrées et que le vêtement est chose sacrée, alors seulement elles cesseront de faire comme tout le monde. » (R.-Th. Calmel, O.P)
« C’est par charité que Nous luttons contre le laminage du genre humain, contre l’écrasement produit par l’effacement des différences qui sont au fondement de l’équilibre de l’humanité. […] Quand on voit une femme en pantalon, ce n’est pas uniquement à telle personne qui s’habille de manière indigne qu’il faut penser, mais à l’humanité tout entière qui va vers un chaos qui sera atteint quand les femmes seront totalement assimilées aux hommes. Personne n’a intérêt à prêter la main à l’élaboration d’un avenir où régneront l’indéfini, l’ambigu, l’incomplet et, en définitive, le monstrueux. » (Le cardinal Siri, archevêque de Gênes, « Avertissement à propos du vêtement masculin porté par les femmes » à son diocèse et à son clergé, le 12 juin 1960)
« Tant que certaines toilettes provocantes demeurent le triste privilège de femmes de réputation douteuse et comme le signe qui les fait reconnaître, on n’osera pas les adopter pour soi. Mais le jour où ces toilettes apparaissent portées par des personnes au-dessus de tout soupçon, on n’hésitera plus à suivre le courant, un courant qui entraînera peut-être aux pires chutes. » (Pie XII aux jeunes filles de l’Action catholique de Rome, 22 mai 1941)
« Dieu ne vous demande point de vivre en dehors de votre temps, de rester indifférentes aux exigences de la mode au point de vous rendre ridicules en vous habillant à l’encontre des goûts et des usages communs de vos contemporaines, sans vous préoccuper jamais de ce qui leur plaît. […] Dans l’attitude à observer à l’égard de la mode, la vertu tient le juste milieu. Ce que Dieu vous demande est de vous souvenir toujours que la mode n’est pas ni ne peut être la règle suprême de votre conduite, qu’au-dessus de la mode et de ses exigences, il y a des lois plus hautes et impérieuses, des principes supérieurs et immuables qui, en aucun cas, ne peuvent être sacrifiés au gré du plaisir, ou du caprice et devant lesquels l’idole de la mode doit savoir abaisser sa fugitive toute-puissance. Ces principes ont été proclamés par Dieu, par l’Eglise, par les saints et les saintes, par la raison et par la morale chrétienne. » (Pie XII, Aux jeunes filles de l’Action catholique de Rome. 22 mai 1941)

5.7.15

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

17.3.15

Que dire à un jeune Français de 20 ans

Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».

A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie.

Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit.

Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.

Tout se conquiert, tout se mérite.

Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.

Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela
«L’Honneur de Vivre» 

Hélie de Saint Marc


http://www.heliedesaintmarc.com/que_dire.pdf

19.2.15

en promenant les doigts sur les étagères à livres (j'allais écrire "bibliothèque" mais faut pas pousser), tombée sur le petit volume des sonnets de Shakespeare chez babel, édition bilingue, que j'aime décidément beaucoup, non parce que je pense que c'est la meilleure traduction du monde (ce qu'elle est peut-être, je n'en sais rien) mais parce que c'est une édition bilingue donc avec le vrai texte, pas excessivement chère, de format maniable, transportable, avec une typo bien lisible et d'une fabrication robuste, sobre et pas moche pour autant. Je suis parfois une femme pratique. Cela dit la poésie de Shakespeare m'est une motivation non négligeable. Elle me touche. A une époque où l'anglais bascule dans un globish apauvri et obscénisé, ça fait du bien de lire de la vraie langue, pour peu que l'on aime les langues et en l'occurrence l'anglais.

et un lien pour finir, je suis sûre que je l'ai déjà mis d'ailleurs : http://www.shakespeares-sonnets.com/
(il y a même qq notes, cf eg http://www.shakespeares-sonnets.com/wyatt.php?section=11)
Il suffit d'entrer "sonnets shakespeare" dans le champ du moteur de recherche de votre choix (pour l'instant il y a choix) pour trouver des tas et des tas de choses (par exemple un glossaire : http://www.william-shakespeare.info/william-shakespeare-dictionary.htm -- avec "shakespeare glossary", des ressources eg http://www.shakespeareswords.com/Glossary). 

2.1.15


 Mais j’appréhende qu’ainsi que le serpent séduisit Ève par ses artifices, vos esprits aussi ne se corrompent, et ne dégénèrent de la simplicité chrétienne.

Saint Paul, Epître II Corinthiens XI, 2  



http://ba.21.free.fr/ntgf/2corinthiens/2corinthiens_11_gf.html

Φοβοῦμαι δὲ μήπως ὡς ὁ ὄφις Εὔαν ἐξηπάτησεν ἐν τῇ πανουργίᾳ αὐτοῦ, οὕτως φθαρῇ τὰ νοήματα ὑμῶν ἀπὸ τῆς ἁπλότητος τῆς εἰς τὸν χριστόν.
Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. 

23.12.14

Il n'y a presque plus rien de valable à acheter.
La plus grande partie des "biens" en vente sont sans valeur, et coûtent cependant très cher. Très cher pour ce qu'ils sont, et de plus en plus cher à l'affichage. Nous sommes invités à échanger du temps de notre vie contre des chiffres, puis à échanger ces chiffres contre des choses qui sont sans valeur mais ont été produites grâce à l'échange du temps de vie contre du chiffre : la consommation.

19.12.14

pour les quatre temps de l'Avent
La politique au sens où on l'entend aujourd'hui est une affaire d'oisifs : un pays qui a une "vie politique" finit par être mené par des idéologues qui n'ont que ça à foutre, et par un personnel politique dédié à n'avoir jamais travaillé et piloté par ceux dont le métier est de faire travailler les autres pour eux. Les autres : ces innombrables jetés dans l'ombre, ceux qui font marcher ce qui marche, qui sauvent ce qui peut l'être ou tentent de le faire, dans la périphérie d'une citadelle qui détruit tout pour se suffire à elle-même. La lumière a été masquée, une lampe aveuglante a été allumée sous le drap.

11.10.14

Tous ceux en faveur de l'avortement sont déjà nés. N'est-ce pas remarquablement contradictoire même si cette contradiction n'est pas entièrement de leur faute ? Qu'à cela ne tienne ! Comme ils sont souvent aussi en faveur de l'exécution des adultes (sous l'euphémisme "euthanasie"), ils pourraient se tuer. Mais ils s'en gardent bien. Lorsque, devenus vieux et improductifs dans leur société rêvée pour laquelle ils se battent tant aujourd'hui, un employé leur glissera l'aiguille fatale, ils seront tout surpris et se demanderont pourquoi ils n'ont pas eu leur mot à dire ni le droit à une dernière cigarette.

Pauvres cons de gauchistes.

29.9.14

Il me suffit de fermer les yeux pour entendre encore ronronner les becs de gaz de la petite étude, voir les murs verts et les grandes cartes géographiques, le Bassin Parisien avec ses auréoles, le Tonkin violet, l'Annam rose, et trente têtes penchées patiemment sur des cahiers. C'est là que nous vivions nos seize ans. Nos yeux graves démentaient notre mauvais sourire nous avions des tabliers noirs, des doigtstachés d'encre et des signatures indécises ornées de paraphes copiés. Les vieux pupitres, invraisemblablement ravinés de formules, de dates et de' devises, proposaient à la mémoire des patronymes fameux. C'est là que la génération précédente avait sculpté ses noms au couteau avant d'aller mourir à la
guerre. Maintenant les pupitres avilis cachaient des photographies de femmes, découpées dans des magazines, des collections de timbres et des croûtons de pain, les déchets d'un âge inutile. Une République au profil grec regardait dans le vide avec des yeux de plâtre, horizontalement, plus loin que nous.

J'étais placé tout au fond de l'étude, dans un coin réservé aux anciens, entre Manuel Feracci, de Mathématiques élémentaires, et Fernand Larache, dit Battling, de première D.
De là, nous embrassions l'ensemble de la salle où les têtes émergeaient en noir entre les anses blanches des oreilles tout au bout, dans la vapeur de la neige qui fondait autour du poêle, le buste du répétiteur, rapetissé par la perspective, flottait au-dessus de la chaire comme une vision mystique dans un porte-plume de Lourdes.
Je n'ai jamais su pourquoi nous l'appelions Rétine son vrai nom était Baladier. On ne savait d'où il était venu, ni quels faits avaient pu marquer son passé on ne se le demandait pas il jouissait de l'existence indubitable mais abstraite des vérités mathématiques on admettait qu'il eût toujours été là.

Battling le Ténébreux
Alexandre Vialatte
nrf 1928

10.9.14

Activités ménagères

Ce soir j'ai fait du potimarron. La variété que je préfère est le potimarron vert. Voici la façon dont j'aime bien le cuisiner :
après brossage et rinçage (et évidage), tailler en cubes de dimensions inégales. Préparer un peu de macis, ou bien faire de la dentelle avec un bout de racine de gingembre. Placer les cubes de potimarron dans une sauteuse avec un fond d'eau, incorporer le gingembre si gingembre il y a et faire chauffer à feu doux à couvert --pour du macis, l'incorporer à mi-cuisson. Lorsque les cubes sont attendris, c'est prêt. Servir dans un assiette creuse avec un filet d'huile de sésame, de colza ou d'olive. La courge dite "butternut" supporte très bien le beurre cru (même salé), ou la vraie crème fraîche bien ferme (et surtout pas "allégée", l'allégé c'est dégueulasse), ou ce que les rosbifs appellent "clotted cream". Si on a de la coriandre fraîche sous la main, on en met. Si on a du miel d'arbousier on en met une larme. ça se mange tiède, il faut attendre un peu que l'accompagnement se soit bien fondu dans la chair du légume.

Rien de très compliqué donc.
Et c'est drôlement bon.

Ah au fait. Pourquoi des cubes de tailles différentes ? Parce que ça produit des variations de saveur et de texture : les petits cubes seront plus cuits et plus fondants, les plus gros seront fondants à l'extérieur et plus fermes à l'intérieur. Ils absorberont différemment l'accompagnement.
Je ne donne pas de temps de cuisson, d'abord ça varie selon la quantité, et puis pour un plat aussi simple et rapide c'est inutile. En plus, chacun aura bien compris qu'il peut jouer à sa guise sur le temps de cuisson, sans exagérer mais quand même un peu.

16.8.14

thé

Galette 36 (1998), on ne s'en lasse pas. Heureusement, j'en avais acheté 2 (du temps où elle était encore "pas chère") et je finis la première. Cela n'a pas l'air, mais une galette dure pas mal de temps et avec 700 grammes on fait quelques années mine de rien. D'où le peu de pertinence des stocks personnels énormes, contrairement à ce que l'on croit quand on se met  à aimer le pu er.
Plus qu'un carré de 1980 en stock. Après celui-là, mon préféré sera un souvenir. bah. Quand c'est fini, cela signifie qu'il n'y en a plus, c'est tout.
Le gros avantage du pu er, c'est qu'il est toujours là à nous attendre. Finalement c'est un voeu quasi enfantin qui est ainsi exaucé. Les enfants qui posent un jouet quelque part après s'en être bien amusés s'attendent évidemment à le retrouver à leur disposition à la prochaine envie de le reprendre. Dans la vie, les choses ne se passent pas exactement comme cela. Avec le pu er, si. Même à grands intervalles.

15.8.14

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
Midi !
Etre avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter
Parce qu’on a le coeur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée
En ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier
Et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin
De sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes
La Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance
Et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme,
L’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le coeur tout à coup et fait jaillir
Les larmes accumulées,
Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,
Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu’il est midi,
Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul Claudel (1868 † 1955), de l’Académie française.
La Vierge à midi, Poèmes de Guerre, N.R.F., 1914-1915.

27.6.14

le passage imperceptible des temps

C'est il y a quelque temps mais aussi récemment que si je venais de l'entendre, qu'une chère connaissance, ayant perdu successivement son époux et un autre membre de sa famille, elle-même assez âgée (mais que je ne voyais que dans sa jeune maturité, l'ayant connue à cette époque dont elle avait conservé les traits, la structure de visage et le regard bleu) me dit : "qu'est-ce qu'une vie !", non pas comme une question, mais une exclamation douce, une constatation qu'on ne fait que quand on est au pied du mur, en ayant toujours su.
Il y avait de l'amertume dans son ton, mais peu, ce à quoi je me rendis compte que, comme moi, elle avait toujours su ce qu'il y avait à savoir contenu dans ce qu'est-ce qu'une vie ! --ou plutôt je le supposai, j'en eus l'intuition vive qui fait croire à la certitude d'une découverte d'une quelconque vérité, et souvent nous porte à penser que nous connaissons autrui, comme nous connaissons le reflet de notre visage dans un miroir mais sans jamais connaître notre visage, puisque ce n'est que ce que le miroir nous offre que nous voyons, et que ce visage change, sans que nous le sachions, chaque jour, jusqu'au moment où nous nous disons : "mais qu'est-ce que j'ai changé tout de même", comme nous avons dit "mais qu'est-ce qu'il a changé !", comme nous entendons dire, un jour, "qu'est-ce qu'une vie !", pas tout-à-fait comme une question, mais comme une exclamation incrédule devant quelque chose que nous avions toujours sue.

26.6.14

merci les algériens

Pour fêter le matche Russie-Algérie, gros rassemblements dans la petite rue immédiatement parallèle de celle ou j'habite, youyous, gueulements, promesses de ****er la France, explosions et déclenchement d'un incendie qui leur a donné l'occasion de manifester leur joie. Au moment où j'écris, la fumée obscurcit complètement le ciel.

Contacté le 18 : intervention déclenchée et déjà en cours au moment de mon appel. Les sirènes indiquent que pas moins de 4 véhicules d'intervention sont arrivés.

Fin 2011, c'est la totalité de la rue Constant Berthaut qui a été incendiée par une meute allogène.

A mort l'Anti-France.
http://www.hs-augsburg.de/~harsch/augustana.html

8.6.14

Trouvé les Lettres de Pline dans la traduction de Mme Anne-Marie Guillemin (suivies du Panégyrique de Trajan, traduit par Marcel Dury), au Club Français du Livre, collection "Les Portiques".
Je m'abstiens de lire celle correspondant à la version en cours, pour ne pas tricher. Une fois l'étude de la version achevée, je mesure la distance de ma production à une traduction précise et élégante, tantôt avec admiration pour cette dernière, tantôt non sans effarement en songeant à la première.

2.6.14

le commissaire "européen" est un vorace

 La Commission Européenne a été accusée de « vivre sur une planète différente », après avoir réclamé une rallonge budgétaire de 4,7 milliards d’euros. 8 Etats-membres ont riposté en envoyant une « déclaration commune » pour s’opposer à cette demande.
Les gouvernements s’inquiètent de la méthode employée par la Commission : elle a fait appel à une nouvelle rubrique budgétaire, « la marge pour imprévus » pour augmenter ses dépenses dans le courant de l’année. Il s’agit déjà de la seconde fois que la Commission revoit son budget à la hausse en 5 mois.

(...)

 La majeure partie de l’augmentation réclamée, 3,4 milliards d’euros, est en effet destinée à couvrir des factures en retard liées à des projets d’infrastructure – la construction de ponts, d’autoroutes, et des  infrastructure de gestion des déchets -  dans les anciens pays du bloc soviétique en rapport avec la politique de cohésion. Une autre partie concerne l’assistance à l’Ukraine, dont une aide de 250 millions d’euros.
(...)

La suite de l'article vaut la lecture (prévisions de la CE de se refaire grâce au système d'amendes frappant l'économie, tout en maintenant la pleurniche du type "la survie de la CE en dépend"...) :

http://www.express.be/business/fr/economy/la-commission-europeenne-vit-elle-sur-une-autre-planete-au-lendemain-des-elections-elle-rclame-une-nouvelle-rallonge-budgtaire-aux-contribuables-europens/205414.htm

1.6.14

5.5.14

« Dieu ne vous demande point de vivre en dehors de votre temps, de rester indifférentes aux exigences de la mode au point de vous rendre ridicules en vous habillant à l’encontre des goûts et des usages communs de vos contemporaines, sans vous préoccuper jamais de ce qui leur plaît. […] Dans l’attitude à observer à l’égard de la mode, la vertu tient le juste milieu. Ce que Dieu vous demande est de vous souvenir toujours que la mode n’est pas ni ne peut être la règle suprême de votre conduite, qu’au-dessus de la mode et de ses exigences, il y a des lois plus hautes et impérieuses, des principes supérieurs et immuables qui, en aucun cas, ne peuvent être sacrifiés au gré du plaisir, ou du caprice et devant lesquels l’idole de la mode doit savoir abaisser sa fugitive toute-puissance. »  
Pie XII, Aux jeunes filles de l’Action catholique de Rome, 22 mai 1941

26.2.14

bréviloquence, anordir, grumeloté et iule

"Le Drouviot est un dictionnaire des mots rares ou exceptionnels de la langue française. Il est régulièrement mis à jour et proposera un millier de nouveautés chaque année. Chaque mot est accompagné d'au moins une citation, de références précises et d'explications détaillées sur son étymologie et sa signification. Pour faire apparaître sa fiche complète il suffit de cliquer sur le mot choisi. Toutes les recherches sur le corpus sont possibles, notamment en combinant plusieurs critères."

http://drouviot.net/ 


et pour une des fois où twitter ne se résume pas à une mécanique leveragée de collecte de données... https://twitter.com/pepie_fr

(on passera aussi par là : http://pepie.fr/)

15.2.14

Pays

“Le coin de France qui forme le cadre de ce récit  est la région jurassienne à laquelle s’applique encore l’antique nom de Grandvaux. Rude plateau jeté vers le ciel sur les assises du Haut-Jura, coupé par les gradins parallèles de ses bancs calcaires, le Grandvaux offre une unité linguistique plus encore que géographique : c’est un ensemble de sept communes où se parle, – où se parlait, hélas! – le même patois. Dans les plus vieilles chroniques françaises, nous rencontrons les Grandvalliers. Toujours cheminant, le fouet au col, le feutre au vent, rouliers par goût et  prédestination, ils parcouraient la France et faisaient redouter partout leur vigueur physique, peu âpre, leur esprit fondeur, sarcastique, rabelaisien. Les voies ferrées ne déshonorent le Grandvaux que depuis un quart de siècle.  Avant d’être marqué par les aspects métallique de la civilisation, il gardait beaucoup de ses coutumes séculaires, et l’homme semblait s’y modeler, visage et pensée, sur les lignes de ce terroir sauvage, patrie du roc gris, du sapin rigide et du vent hurlant sur la neige accablante. J’ai tenté d’en fixer quelques traits en me rappelant le temps de mon enfance, quand la locomotive et l’automobile, nauséabonds symboles de notre âge, n’avait pas encore détruit la physionomie et l’âme des patries locales.”

Auguste Bailly
La Carcasse et le Tord-Cou (1923 - Arthème Fayard)

A propos d'Auguste Bailly :
http://amisdugrandvaux.com/jura/?page_id=438

15.12.13

pour les quatre-temps de décembre

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.


Sermon de saint Léon, pape
IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne (matines de 3h30 dans l'office bénédictin traditionnel).

9.12.13

http://www.tertullian.org/french/french.htm

http://www.tertullian.org/

2.11.13



De l'Enéide, une édition avec lexique intégré (un mot/un lien + outil lexical déployable en colonne) :
http://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:1999.02.0055

2 petits détails :
-des traductions, mais anglaises -- celle de Dryden tout de même, c'est pas mal, surtout si on aime Dryden, non ?
-le lexique n'indique pas les désinences permettant d'identifier la déclinaison/conjugaison de référence ne lemmatise pas. Pas grave si on a le latin dans la peau (rare de nos jours), sinon Gaffiot.

Ah, autre chose. Le texte démarre à Arma virumque cano, et ce n'est pas tout-à-fait le début du texte de Virgile. Voir l'édition établie par Jacques Perret en folio (effroyablement bon marché, on ne rechigne pas à cet achat).

17.10.13

Le Littré :

http://www.littre.org/

regarder, avec quelques mots clés bien sentis, aussi ce qu'en dit gallica.

9.9.13

un peu de presque tout

Un peu d'histoire :
ARNOLD ROTHSTEIN ET LES ORIGINES DU CRIME ORGANISÉ AUX ETATS-UNIS
(note historique n°37 de http://www.cf2r.org) :


Un peu d'actualité :
INTERVENTION EN SYRIE : LA RECHERCHE D'UN PRÉTEXTE À TOUT PRIX [1]

28.8.13

On cite encore une parole fort piquante d’une jeune dame à un célèbre incrédule de l’école voltairienne. Il avait inutilement tâché de convertir cette dame à son athéisme. Piqué de la résistance :

 "Je n’aurais pas cru, dit-il, dans une réunion de gens d’esprit, être le seul à ne pas croire en Dieu." 

"Mais vous n’êtes pas le seul, monsieur, lui répliqua la maîtresse du logis ; mes chevaux, mon épagneul et mon chat ont aussi cet honneur ; seulement, ces pauvres bêtes ont le bon esprit de ne point s’en vanter."

Mgr de Ségur – Réponses courtes et familières aux objections les plus répandues contre la religion (1852)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204405m/f15.image 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204405m/f8.image

27.8.13

knock

Film français réalisé par Guy Lefranc sorti en 1951, et tiré de la pièce de théâtre Knock ou le Triomphe de la médecine (1923) de Jules Romains. Un grand classique.




Pour récupérer la vidéo : downloadhelper dans firefox sur cette page :
http://www.youtube.com/watch?v=SNxM7ANGOq8

La pièce :
Knock ou le Triomphe de la médecine
http://archive.org/stream/knockouletriomp00roma#page/n8/mode/1up
Le texte est précédé d'une biographie de l'auteur.

25.8.13

Dans les époques aristocratiques, ce qui a de la valeur n’a pas de prix ; dans les époques démocratiques, ce qui n’a pas de prix n’a pas de valeur.
Nicolas Gomez Davila – ESCOLIOS A UN TEXTO IMPLICITO – TOME 1
 

15.8.13

introït

 Καὶ σηµεῖον µέγα ὤφθη ἐν τῷ οὐϱανῷ, γυνὴ περιβεβληµένη τὸν ἥλιον,
καὶ ἡ σελήνη ὑποκάτω τῶν ποδῶν αὐτῆς, καὶ ἐπὶ τῆς κεφαλῆς αὐτῆς στέϕανος ἀστέρων δώδεκα


Signum magnum appáruit in cælo : múlier amícta sole, et luna sub pédibus ejus, et in cápite ejus coróna stellárum duódecim.


Un grand signe parut dans le ciel , une femme, (enveloppée)revêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.


APOC. 12.1

12.8.13

La liberté est un rêve d’esclave.
     L’homme libre sait qu’il a besoin d’abri, de protection, d’aide.


Nicolas Gomez Davila – ESCOLIOS A UN TEXTO IMPLICITO – TOME 2
Les intellectuels révolutionnaires ont la mission historique d’inventer le vocabulaire et les thèmes de la prochaine tyrannie.
Nicolas Gomez Davila – ESCOLIOS A UN TEXTO IMPLICITO – TOME 1
 

31.7.13

Du clavecin et alii :
http://www.youtube.com/user/harpsichordRB/videos


Sonates K 1 - K 19 de Scarlatti : http://www.youtube.com/watch?v=o3MmgrBRPKc
(la suite des sonates en liens dans la colonne à droite, ou http://www.youtube.com/user/harpsichordRB/search?query=scarlatti)

Via ib. :
(déployer le descriptif sous les videos pour avoir la liste des morceaux et leurs plages de temps)